Capteur de qualité de l’air

Pourquoi les capteurs de qualité de l’air sont devenus essentiels dans les bâtiments ?

La qualité de l’air intérieur influence directement le bien-être, la santé et la productivité des occupants. Dans les bureaux, les établissements recevant du public ou les ateliers industriels, un air mal renouvelé peut rapidement entraîner fatigue, maux de tête ou baisse de concentration.

Pour prévenir ces situations, les capteurs de qualité de l’air mesurent donc en continu les principaux indicateurs de confort et de pollution. Ces indicateurs sont : le CO₂, les COV ou les particules fines. Connectés à une plateforme IoT ou à une GTB (Gestion Technique du Bâtiment), ils permettent d’ajuster automatiquement la ventilation, de déclencher des alertes et d’optimiser les systèmes de traitement d’air.

Véritables outils de pilotage intelligent, les capteurs IoT contribuent ainsi à garantir un environnement plus sain, conforme et économe en énergie.

suivi du taux d’occupation pour optimiser l’utilisation des espaces et améliorer le confort des occupants d'un bâtiment.

Quels paramètres peuvent être mesurés ?

Un capteur qualité de l’air peut mesurer un ou plusieurs indicateurs. Cela permet d’évaluer la présence de polluants dans l’air ainsi que le niveau de confort ambiant. Selon les modèles et les usages, les capteurs analysent alors différents paramètres clés. Ensuite, ils assurent une surveillance fiable et continue de la qualité de l’air intérieur ou extérieur.

Voici les principaux paramètres mesurés :

Détection CO2

CO₂ (Dioxyde de carbone)

Le taux de CO₂ représente l’un des indicateurs les plus utilisés pour évaluer le niveau de confinement d’un espace. Un taux élevé peut révéler un manque de ventilation et entraîner fatigue, somnolence et baisse de concentration. Les bureaux, les écoles et les ERP surveillent particulièrement ce paramètre pour préserver le confort et la vigilance des occupants.

Détection CO2

COV (Composés organiques volatils)

Les composés organiques volatils (COV) proviennent de nombreuses sources du quotidien : produits de nettoyage, colles, peintures, mobilier ou solvants. En se diffusant dans l’air intérieur, ils peuvent aussi entraîner des irritations, maux de tête ou réactions allergiques. La surveillance des COV s’impose, en particulier dans les écoles, laboratoires, ateliers de fabrication ou sites industriels manipulant des substances chimiques.

Détection CO2

Particules fines

Ces microparticules peuvent pénétrer les voies respiratoires et représenter un risque pour la santé, notamment dans les milieux urbains, industriels ou proches de sources de pollution. Les capteurs de qualité d’air extérieur ou intérieur peuvent intégrer des mesures PM pour anticiper les risques sanitaires.

Autres gaz et polluants selon les environnements

Certains capteurs avancés peuvent également mesurer des gaz spécifiques tels que le formaldéhyde (HCHO), l’ozone (O₃), le dioxyde d’azote (NO₂) ou encore le monoxyde de carbone (CO), notamment dans les environnements industriels, zones à combustion ou ateliers de production.

Température et humidité

Ces deux paramètres contribuent au confort thermique et à la performance des occupants. Certains capteurs de qualité de l’air associent ces mesures à l’analyse des polluants pour ajuster automatiquement les systèmes de ventilation, de chauffage ou de climatisation.

Où utiliser ces capteurs ?

Les capteurs de qualité de l’air s’utilisent dans de nombreux environnements où santé, confort et sécurité sont essentiels. Leur rôle varie selon les contextes : prévention des risques sanitaires, conformité réglementaire, protection des travailleurs ou surveillance environnementale.

Voici les principaux lieux d’installation :

Bureaux, open-spaces et salles de réunion

Dans les bâtiments tertiaires, la qualité de l’air influence la concentration, le bien-être des employés et la productivité. La mesure du CO₂ ou des COV permet d’adapter le renouvellement d’air et de déclencher automatiquement les systèmes de ventilation via une GTB ou une plateforme IoT.

Établissements recevant du public (ERP) : écoles, crèches, centres de formation

Le décret n°2015-1000 du 17 août 2015 impose un suivi régulier de la qualité de l’air intérieur. Il concerne les établissements accueillant des enfants. Il prévient les risques liés à un air confiné ou pollué.

Etablissements de santé et hospitaux :

Cette vigilance s’étend aux établissements de santé et aux hôpitaux, où la qualité de l’air y est indispensable. Elle limite la propagation de contaminants et elle garantit la sécurité des patients et du personnel médical.

Les capteurs CO₂ LoRaWAN sont particulièrement utilisés dans ces environnements. Ils assurent une surveillance continue des niveaux de confinement. Ils déclenchent automatiquement la ventilation lorsque les seuils sont dépassés.

Secteur industriel et ateliers de production

Dans les environnements industriels, certains procédés de fabrication peuvent générer des particules fines ou des composés chimiques dangereux. L’installation de capteurs qualité air permet de prévenir les risques respiratoires et d’ajuster les systèmes d’aspiration ou de ventilation en cas de dépassement de seuil.

Laboratoires, salles blanches, secteurs sensibles

Dans certaines industries (pharmaceutique, cosmétique, électronique ou santé), le contrôle de l’atmosphère est essentiel. Il garantit la sécurité des opérateurs, la conformité des produits et le respect des normes sanitaires.

Les capteurs de qualité de l’air surveillent des paramètres clés comme le CO₂, les particules fines et les COV.
Ils maintiennent des conditions maîtrisées dans des environnements sensibles à la contamination.

Ces capteurs équipent notamment les zones de conditionnement, les unités de fabrication électronique et les laboratoires.

Environnements urbains et Smart City

À l’extérieur, les capteurs de qualité de l’air mesurent les particules fines, les gaz polluants, la température et l’humidité. Ils permettent d’évaluer l’impact de la pollution atmosphérique en zones urbaines et industrielles.

Intégrés à des projets de Smart City, ces dispositifs fournissent des données en temps réel.
Les collectivités les utilisent pour déclencher des alertes et adapter la circulation lors des pics de pollution.

Ces capteurs contribuent à une gestion plus intelligente et durable de l’espace public, au service de la santé des citoyens.

Quels capteurs privilégier selon les usages ?

En fin de compte, le choix d’un capteur de qualité de l’air dépend principalement du lieu d’installation (intérieur ou extérieur). Mais il dépend aussi du nombre de paramètres à surveiller et de la précision attendue (suivi réglementaire, confort, sécurité ou environnement industriel).

Voici les principales familles à distinguer :

Capteurs de qualité de l’air intérieur

Ces capteurs sont conçus pour les espaces fermés tels que les bureaux, salles de classe, crèches, salles de réunion, ERP et bâtiments tertiaires. Ils mesurent généralement plusieurs paramètres comme le CO₂, les COV, les particules fines, ainsi que la température et l’humidité. Les professionnels les privilégient pour garantir un environnement sain, prévenir les inconforts et respecter les obligations de surveillance de la QAI.

Parmi les références disponibles sur le site RG2I :

  • Les AM103 et AM307, capteurs d’ambiance LoRaWAN conçus par Milesight, mesurent température, humidité, luminosité, CO₂ et COV, avec un affichage E-Ink et des indicateurs visuels (smileys, feu tricolore) pour un suivi simple et intuitif.
  • Le VAQA’O+ de Watteco associe la mesure du CO₂, des COV, de la température et de la luminosité à une détection de présence, pour une analyse complète de la qualité de l’air intérieur.
  • Le TX CO₂ AMB 600-053 d’Enless Wireless surveille le CO₂, la température, l’humidité et les COV, avec une autonomie pouvant atteindre 10 ans.
  • Le ATMO de Nexelec, plus complet, intègre la mesure du CO₂, des COV, des particules fines et du bruit pour une analyse globale du confort intérieur.

Conseil : Pour un usage bureau ou ERP, privilégiez un capteur multifonction compatible avec une plateforme IoT ou une GTB afin d’automatiser la ventilation selon les niveaux de CO₂ ou de confort ambiant.

Capteurs de qualité de l’air extérieur

Plus robustes et conçus pour résister aux intempéries, ces capteurs mesurent des polluants environnementaux comme les particules fines, dans un contexte de surveillance environnementale ou de Smart City. Les collectivités et industriels les déploient dans les zones urbaines, les espaces industriels extérieurs et les projets de suivi de la pollution atmosphérique.

Exemples de références disponibles sur notre site :

  • PMO (I950LR) de Nexelec : capteur LoRaWAN pour la mesure des particules fines (PM1, PM2.5, PM10), intégrant GPS et capteur de pression, idéal pour la surveillance environnementale extérieure.
  • EM500-CO₂ de Milesight : capteur (IP66) conçu pour un usage extérieur, mesurant température, humidité, pression barométrique et CO₂, avec une large plage de fonctionnement de –30 °C à +70 °C.
  • LA+ : capteur Thermokon mesurant température, humidité relative et absolue, CO₂, COV et point de rosée, adapté aux environnements extérieurs et semi-extérieurs.

Conseil : Pour un usage en extérieur, optez pour un capteur IP65 ou supérieur, doté d’une connectivité longue portée (LoRaWAN, LTE-M ou NB-IoT) et adapté à la surveillance de polluants spécifiques.

Bien préparer le déploiement de vos capteurs

 

Avant d’équiper un site, quelques précautions permettent d’assurer la fiabilité des mesures et la bonne intégration des capteurs.

D’abord, il faut tester la portée du signal selon la configuration du bâtiment : cloisons épaisses, structures métalliques ou interférences peuvent influencer la transmission. La compatibilité avec la plateforme IoT ou la GTB doit également être vérifiée pour garantir une communication stable entre les capteurs et le système de supervision.

Puis, les conditions d’installation ont aussi leur importance : température, humidité, circulation d’air ou proximité d’une source de chaleur peuvent fausser les relevés. Avant un déploiement complet, une phase de test ou de calibration permet de valider la précision des mesures et d’ajuster la position des capteurs si nécessaire.

Capteur de qualité d'air Nexelec

Transmission et intégration dans un système IoT

La surveillance continue de la qualité de l’air permet aussi d’améliorer le confort des occupants. Il aide à prévenir les situations de confinement et à optimiser les systèmes de ventilation. Autrement dit, il aide à répondre aux éventuelles exigences réglementaires liées à certains environnements. (ERP, établissements scolaires, espaces de travail à forte occupation…).

Une fois les données collectées, les capteurs peuvent transmettre les mesures via des technologies sans fil telles que LoRaWAN, LTE-M ou NB-IoT, ou via des protocoles filaires selon les besoins. Intégrées dans une plateforme IoT ou une GTB, comme la solution KHEIRON, ces informations peuvent être consultées en temps réel. Elles seront historisées, comparées et utilisées pour déclencher automatiquement des scénarios de régulation (aération, ventilation, alertes visuelles ou notifications).

RG2I vous accompagne dans vos projets

Chez RG2I, nous aidons les professionnels à déployer des solutions de mesure fiables et adaptées à chaque environnement. Nos experts vous conseillent dans le choix des capteurs, la mise en œuvre des technologies de communication et l’intégration des données dans vos outils de supervision ou votre GTB. Avec une gamme complète de capteurs intérieurs et extérieurs, RG2I vous garantit des installations performantes, simples à exploiter et conformes aux exigences réglementaires.

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